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Respect de la planète : Il est minuit moins trois !

Groupe Solidarité Justice

Il est minuit moins trois ![1]

  • Les dix premiers mois de l'année 2014 ont été, chacun, les plus chauds enregistrés sur la planète depuis le début des relevés de température en 1880, a annoncé l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), le 20 novembre dernier.
  • Pour la période de janvier à octobre 2014, la température moyenne combinée à la surface des océans et des terres s'est établie à 10,3 degrés, dépassant ainsi de 1,05 degré la moyenne du siècle dernier.
  • En octobre 2014, la température à la surface des océans a été la plus élevée jamais enregistrée pour un dixième mois de l'année, se situant 0,62 degré au-dessus de la moyenne du XXe siècle.
  • Dans l'Arctique, l'étendue moyenne de la banquise en octobre a été la sixième moins étendue pour ce mois depuis le début des observations satellitaires en 1979.

Dans son dernier rapport publié en avril, le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) estime qu'en l'absence d'un changement majeur et rapide dans la production énergétique mondiale, très dépendante du charbon et du pétrole, la hausse du thermomètre mondial sera de 3,7 à 4,8°C à l'horizon 2100.

La communauté internationale s'est fixé comme objectif de maintenir la hausse globale des températures sous le seuil de 2°C, afin de limiter les impacts du changement climatique déjà à l’œuvre et dont la vitesse est inédite. Pour garder le cap des 2°C, les émissions mondiales de gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d'azote) doivent être réduites de 40 à 70% entre 2010 et 2050, et disparaître totalement d'ici 2100, estiment les scientifiques. Cela implique de se détourner massivement des énergies fossiles, d'améliorer fortement l'efficacité énergétique, de limiter la déforestation, etc. et d'investir pour cela des centaines de milliards de dollars d'ici à 2030.

Selon le GIEC, il reste peu de temps pour agir afin de limiter la hausse des températures de la planète à deux degrés d'ici la fin de ce siècle par rapport aux niveaux de l'ère pré-industrielle. Selon ses experts, au-delà de deux degrés, le changement climatique pourrait avoir des conséquences désastreuses dont la montée importante du niveau des océans avec la fonte accélérée des glaces arctiques, la multiplication d'intempéries catastrophiques, la disparition d'espèces animales avec la perte de leur habitat et davantage de conflits.

Il y a toutefois des signes encourageants comme le récent accord entre la Chine et les États-Unis, les deux plus grands pollueurs de la planète, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

 

 

[1]     Réchauffement climatique, l'heure est grave, Le Devoir, 23 janvier 2015, page A5.

 

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