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Le projet OK Clean Water

Nous avons célébré en 2013 le dixième anniversaire de OK Clean Water Project, un organisme caritatif établi à Ottawa qui travaille sur le terrain avec des bénévoles et qui contribue à fournir les ressources et le soutien nécessaires pour que les villages dans la région de Kumbo au Cameroun aient accès à de l’eau potable. De l’argent est envoyé principalement aux familles, aux écoles et aux centres communautaires de soins de santé.

Origine du projet

En 2002, des veuves et des mères monoparentales de Kumbo, dans la région du nord-ouest du Cameroun, discutaient de leur important besoin d’accès à de l’eau potable. Un rapport de cette discussion est paru dans une publication canadienne. On y décrit les difficultés de vivre et d’élever des enfants sans accès à des conduites d’eau potable.

On y parle des problèmes reliés à l’approvisionnement et à l’utilisation de l’eau des cours d’eau, tant dans la saison sèche que dans la saison des pluies.

Andrew et des enfants à KAI

Ces récits ont suscité l’intérêt d’un petit groupe de lecteurs d’Ottawa au Canada. La situation déplorable dans laquelle vivent ces femmes de Kumbo les a motivés à essayer de leur venir en aide. Ils se sont donné comme mandat de trouver des façons de financer l’achat de tuyaux pour étendre le système d’alimentation en eau potable déjà existant. On demandait aux villageois de fournir des matériaux ainsi que de la main-d’œuvre pour réaliser ce projet.

Au fil des ans, les bailleurs de fonds pour ce projet ont développé un site Web, publié un dépliant de collecte de fonds, créé des présentations PowerPoint pour informer les personnes qui soutiennent ce projet sur la crise mondiale de l’eau ainsi que sur les besoins des gens de Kumbo.

Kumbo, région du nord-ouest, Cameroun

Kumbo est situé dans l’une des deux régions anglophones du Cameroun. Contrairement aux régions du sud et de l’extrême nord où le terrain est plat, la région du nord ouest est située dans les hauts plateaux. Cette région possède de riches terres qui donnent deux saisons de croissance par année. On trouve dans les hauts plateaux plusieurs sources d’eau pure qui pourraient fournir de l’eau aux villageois pour leurs besoins essentiels. Pourtant, beaucoup de villageois doivent utiliser l’eau du ruisseau pour tous ces besoins. Il faut entre quinze et cinquante minutes de marche pour se rendre au ruisseau. Le retour à pied, avec des sceaux pleins d’eau qui peuvent peser jusqu’à vingt litres, se fait souvent en montant. Les ruisseaux sont également utilisés pour se laver et faire la lessive. De plus, les animaux peuvent s’y promener librement et les traverser.

Un centre de naissance sans eau

Les nombreux villages dispersés dans les hauts plateaux sont reliés par des raccourcis et des routes rocailleuses. Les villageois, dont la plupart cultivent la terre pour nourrir leur famille, doivent marcher jusqu’à trois heures pour atteindre leur ferme. Dans plusieurs villages il y a une école primaire gouvernementale et souvent une école confessionnelle, mais il n’y a pas d’école secondaire. Les élèves plus vieux doivent habiter dans les régions urbaines pour être en mesure de poursuivre leurs études.

Une école primaire: 47 ans sans eau

Systèmes d’approvisionnement en eau

Dans un village le système d’approvisionnement en eau comporte plusieurs éléments. Une fois qu’on a localisé les cours d’eau, on en mesure le courant durant la saison sèche et durant la saison des pluies. Heureusement, dans plusieurs des cas, l’eau coule même durant la saison sèche qui dure environ six mois par année. Une étude est ensuite réalisée afin d’évaluer les besoins des villageois et préparer un devis de ce qu’il en coûtera pour amener l’eau au village ou à de nouveaux quartiers du village. Les coûts des matériaux nécessaires, leur transport et le travail des villageois sont inclus dans ce devis.

Construction d’un réservoir d’eau

On demande également aux villageois de verser une contribution monétaire. Le premier élément nécessaire est la boîte de captage qui est stratégiquement située de façon à recevoir de l’eau d’au moins une source. Puisque les boîtes de captage reçoivent de l’eau qui descend en aval, l’effet de la gravité permet de réduire les coûts de chaque projet. De plus, ce système ne nécessite pas de pompe. Les tuyaux sont ensuite connectés à un réservoir près du village. Les boîtes de captage sont situées entre 1,5 km et 7,3 km de distance des quartiers qu’ils desservent. Les tuyaux du réservoir sont ensuite connectés à une borne-fontaine accessible à tous les gens du quartier. Chaque réservoir public fourni de l’eau pour six à dix-huit familles.

Transport des tuyaux

Les villageois creusent des tranchées pour les tuyaux. Une fois les tuyaux installés, ils referment les tranchées. Étant donné les grandes distances qu’il faut couvrir et le prix des tuyaux et de la plomberie, la construction est habituellement divisée en étapes par le comité local de gestion de l’eau. Le travail est ensuite entrepris à mesure que les fonds deviennent disponibles. Afin d’entretenir le système d’approvisionnement en eau, il y a dans chaque village un comité de gestion. Le comité établit le montant d’argent nécessaire à l’entretien du système et rémunère un technicien qualifié qui s’occupe du fonctionnement du système d’approvisionnement en eau. Le comité s’assure également que l’aire de captage est protégée par une clôture et par des arbres afin d’éviter que les animaux ne viennent polluer l’eau. Le comité voit aussi à ce que l’espace autour du réservoir public soit bien entretenu. Tout cela est fait pour garantir la durabilité du système d’approvisionnement en eau du village.

Merci OK Clean Water!

Résumé

En décembre 2012, le projet OK Clean Water avait travaillé avec trente-six villages dans six subdivisions de la région du nord-ouest.

  • L’eau se rend maintenant à quarante-trois écoles et à treize centres et postes de santé.
  • Vingt-huit aires de captage ont été construites ou réparées.
  • Cent soixante-deux réservoirs publics ont été construits ou réparés.
  • Plus de cent vingt-trois kilomètres de tuyaux ont été installés.

Le fait que ce projet est un partenariat entre le comité de OK Clean Water et les villages a fait en sorte que les ressources financières limitées ont été utilisées plus efficacement. La collaboration à tous les niveaux du projet a permis de responsabiliser tous les bénéficiaires. Les membres de OK Clean Water soutiennent la déclaration de Kofi Annan, l’ancien secrétaire général des Nations unies qui a dit :

Aucune autre mesure unique ne permettrait de faire plus pour limiter les maladies et sauver des vies dans le monde en développement que celle consistant à fournir à tous de l'eau sûre et un système d'assainissement convenable.

Kofi Annan

Le projet est géré par des coordinateurs canadiens et camerounais qui sont fréquemment en contact, d’où le nom de « OK ». Les membres du projet OK Clean Water à Ottawa sont des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, des personnes associées à la Congrégation et des amis de la Congrégation. Ils organisent des activités de financement chaque année et visitent les écoles. Actuellement, les élèves constituent le plus grand groupe de donateurs. Sœur Catherine Molloy, CND, est la coordinatrice camerounaise et le consultant est Monsieur Visi Edwin.

Pour de plus amples renseignements, consultez notre site Web : okcleanwaterproject.org

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